Blues, déprime ou dépression ?

Ce matin tu sautillais comme un pinson et bizarrement cet après-midi tu as un coup de blues. Tu n’as qu’une envie, rejoindre ta chambre et ressasser en paix tes idées noires.
 
Les coups de cafards sont normaux à l’adolescence. Mais parfois la déprime s’installe et peut se transformer en une véritable maladie : la dépression.
Difficile de faire la différence entre blues, déprime et dépression.
Alors, c’est grave docteur ?

Le coup de blues

Il ne dure pas longtemps d’où son nom «coup» de blues. A l’adolescence tout est en transformation dans notre corps et dans notre tête. On débute le chantier biologique destiné à faire de nous des adultes. C’est aussi à ce moment qu’apparaissent les premiers coups de cafard. Ce sont des moments de tristesse, de découragement...  Ils peuvent survenir sans raison ou suite à une dispute, un râteau, un examen raté... 
Ces coups de cafard sont utiles. Ils permettent de faire le point, de réfléchir à soi, aux autres, au monde. Cette tristesse passagère peut même te rendre créatif. Tu peux libérer ce trop plein d’émotions en t’exprimant par la musique, le dessin, l’écriture…

La déprime

Si ton coup de blues semble plus long que d’habitude, qu’il dure quelques jours, alors tu subis peut-être une déprime passagère.  Si tout le monde à des coups de blues, seul 1 adolescent sur 3 connaît la déprime. Si tu te sens de plus en plus mal, que tu n’es plus triste mais malheureux, que tu as envie de ne rien faire, seulement qu’on te laisse en paix, que tes pensées semblent tourner en boucle dans ton esprit... Attention, tu es peut-être sur la pente de la dépression.

La dépression

Si ton état de déprime dépasse quinze jours, n’hésite pas à demander rapidement de l’aide. La dépression est une véritable maladie, elle peut se déclencher sans que rien de vraiment déprimant ne se soit passé. Elle entraîne une tristesse, un sentiment permanent de vide et un désespoir tenace. Pour s’en sortir, il faut faire un travail sur soi encadré par un spécialiste et parfois même, avoir le soutien de médicaments comme les antidépresseurs.

Difficile en étant ado, de dire « je suis dépressif », on ne sait pas vraiment comment évaluer ce mal être qui nous ronge et parfois la dépression s’installe de façon extrêmement sournoise. Pour te faire une idée, tu peux jeter un œil aux symptômes de la dépression.

Plus d'infos
Pourquoi est-ce que cela t'arrive à toi ? Comment s'y retrouver dans les méthodes de thérapie ?  des réponses sur le site des FPS : femmesprevoyantes.be/priorites/sante/deprime-en-parler