Témoin d'un harcèlement ? Que faire ?

​Tu es à l'arrêt de bus et une fille se fait agresser verbalement devant tout le monde. Que se passe-t-il dans la plupart des cas ? Les gens regardent leurs pieds, ils voudraient intervenir mais par peur ou indifférence ne le font pas. Tu peux avoir la tentation de te dire que si les autres témoins ne réagissent pas, tu ne vois pas pourquoi ce serait à toi de le faire, puis te sentir soulagé si quelqu'un bouge avant toi ! C'est ce qui s'appelle la dilution de la responsabilité. Agir comme cela c'est se rendre complice de l'agresseur et lui envoyer comme message : vas-y mon gars, tu peux continuer à harceler tranquillement !

 Que faire, alors, en tant que témoin ?

• Signaler ta présence en te rapprochant de la victime, ça suffit parfois à décourager l'agresseur.
• Prévenir discrètement la police, le vigile du magasin, le contrôleur...
• Demander l'aide d'un autre témoin pour t'épauler.
• Distraire l'auteur de l'agression en lui posant une question anodine pour permettre à sa victime de fuir (Pardon monsieur, vous connaissez le numéro du bus pour aller au centre ville ?) ou en t'adressant directement à la victime (ah Nina, suis content-e de te voir! Viens, il faut absolument que je te parle!).
 
Tu  peux retrouver ces réactions à adopter en tant que témoin de harcèlement dans l’espace public et bien d’autres dans « Le guide du témoin » de Hollaback ! Brussels : http://brussels.ihollaback.org/fr/ressources/je-suis-avec-toi/.

Un ami a un comportement harcelant...

Tu es à une terrasse avec un de tes amis. Une fille passe, il la mate. Elle s'assied à une table voisine. Il te regarde, te fait avec un clin d'oeil et clame : « Celle-là, je me la ferais bien ! Mademoiselle, je rêve de passer une nuit avec vous ! Vous verrez, vous ne le regretterez pas ! » Deux solutions s'offrent à toi : même si tu trouves ça déplacé, tu rentres dans son jeu pour ne pas lui déplaire ou tu décides de jouer la carte de l'honnêteté. Tu lui expliques alors que ce qu'il fait n'est pas de la drague, mais du harcèlement. Si tu décides de te taire, de rire (même jaune), tu deviens son-sa complice. En lui montrant que tu n'es pas d'accord, que tu ne trouves pas ça drôle, son jeu lui semblera nettement moins intéressant et il s’arrêtera fort probablement.