Violences, les coups mais aussi les mots...

Un joueur de foot en mord un autre, deux hommes se battent dans la rue… la violence physique, on voit bien ce que c’est, on y est confronté tous les jours dans les médias. Toutefois, il existe d’autres types de violence.

Violence verbale :

C’est quand tu entends quelque chose qui te donne un coup au cœur. Cela peut faire plus mal qu’une gifle et ce type de blessures prend parfois des années pour cicatriser. Ce sont les insultes, les menaces, les commentaires irrespectueux et destructeurs. Tout ce qui casse ta confiance en toi et provoque un sentiment d’insécurité et de peur. Parfois, on ne réalise pas la portée de nos paroles. Si on te dit « grosse » et que tu n’as aucun problème avec ton poids, cela ne te posera pas de problème. Mais cela risque de blesser fortement une personne complexée. 

Violence sexuelle :

Quand une fille ou un garçon force l’autre à avoir un rapport sexuel. Cela commence dès les premiers attouchements ; pelotages, mains baladeuses… Des gestes qui paraissent anodins pour certains !!!  Or, ces comportements sont des agressions punies par la loi. Autre exemple, siffler une fille dans la rue : si certaines peuvent trouver cela valorisant, d’autres se sentiront agressées et rabaissées au statut d’objet sexuel. Un « Je vous trouve charmante » est une solution beaucoup plus stylée pour dire à une fille que tu la trouves attirante ! 

Violence psychologique :

Par exemple, critiquer sans cesse son copain ou sa copine, manipuler l’autre pour qu’il perde confiance en lui, pour prendre le pouvoir… C’est souvent lié à la violence verbale.
 
Quelques chiffres : la violence verbale est la plus fréquente (41,5%), suivie des intimidations (22%), des coups (15%)  et de la violence sexuelle (5,6% pour les femmes et 0,8% pour les hommes). Les plaintes sont encore très rares, 14% des femmes et 10% des hommes portent plainte après avoir été victimes de violence. En ce qui concerne la demande d’aide vers un psychologue, un médecin, un organisme spécialisé, les femmes sont 24% à faire la démarche, contre seulement 10% des hommes.
 
 
Sources : rapport 2010 de l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes,  Les expériences des femmes et des hommes en matière de violence psychologique, physique et sexuelle