On ne choisit pas sa famille !

La famille « de nos rêves », c’est rarement celle que l’on a. On pense qu’il y a toujours mieux ailleurs ! 
Tu vis à coup sûr des moments où tu l’échangerais volontiers contre n’importe quelle autre famille en solde. Pourtant, ailleurs, ce n’est peut-être finalement pas beaucoup mieux que chez toi ! 
Parles-en à tes potes, demande-leur ce qu’ils pensent de leur propre famille !
 
La conciliation et la cohabitation sont souvent plus payantes à long terme que la guerre et l’affrontement. On peut très bien vivre ensemble sans que ce soit « le grand amour » entre tous les « cohabitants ». 
 
Tu n’es absolument pas obligé(e) d’aimer d’un amour sans condition ton père, ta mère, tes frères, tes sœurs, ton beau-père, tes demi-frères, la copine de ton père, mémé, papy ni Oscar, la tortue. D’autant plus qu’à certains moments de l’adolescence on peut avoir une franche envie de prendre ses distances vis-à-vis de sa famille…  

Quatre conditions  pour une vie commune un peu plus cool : 

  • tout le monde respecte tout le monde ; 
  • chacun a « son petit espace », respecté par les autres. Pas besoin d’une suite princière ! Juste un lit et une table de nuit derrière un paravent peuvent suffire ;
  • il y a au moins de temps en temps des moments de communication ;  
  • on établit des règles claires de vie commune, avec des droits et devoirs pour chacun.
(Parenthèse importante : si tu subis des violences physiques, des attouchements sexuels, ou même « simplement » un harcèlement moral incessant de la part d’un membre de ta famille qui a autorité sur toi, réagis, parles-en, n’accepte pas ! C’est inadmissible et interdit, il y a des lois contre ces agressions surtout à l’intérieur des familles, tu as des droits à faire respecter. 
 
Réagis aussi si c’est un autre membre de ta famille qui en est victime. Ce n’est pas facile d’oser parler, mais c’est encore pire de se taire ! Dans « À contacter », tu trouveras les coordonnées de personnes qui pourront t’écouter et t’aider. Si tu es mineur (ou même plus âgé) et que tu es victime d'un abus sexuel, n'hésite surtout pas à appeler le numéro gratuit 110. Il y a une personne 24h/24h qui t'écoutera et bien sûr, tu peux rester anonyme.