Ces artistes qui dénoncent

Pour éveiller les consciences, l’art est un excellent levier ! Chansons, films, livres, street-arts, photos, vidéos, performances… Les supports ne manquent pas pour ceux qui veulent faire entendre leurs revendications ! En avant, pour un petit tour sur la planète engagée !

Artistes polyvalents

  • Maxime Ginolin est un jeune artiste, né en 1988, auteur-compositeur, interprète, réalisateur et comédien. Il a créé le personnage de MagicJack grâce auquel il défend la cause animale et critique le capitalisme et la pollution. Site officiel de l’artiste

 

  • Francis Alÿs est un artiste belge, vivant à Meixco City, parmi les plus influent de notre époque. Il utilise des techniques variées : photos, dessins, sculptures, peintures, vidéos, performances… Ces œuvres à la fois politiques et poétiques capturent la précarité, le dérisoire, la violence au fil des promenades que l’artiste effectue à Mexico-City ou ailleurs. Un de ses projets s’intitule « Quand la foi déplace les montagnes ». Grâce à la volonté de 500 volontaires, il va réussir à faire déplacer une dune péruvienne de 10 cm. Dans notre société du chacun pour soi, de l’amertume et du cynisme, cette action collective démontre que les hommes peuvent aussi se dépasser, pour trouver le courage, ensemble, d’ affronter « l’impossible». La vidéo de cette performance collective est disponible sur le net. Site officiel de l'artiste

Street-artistes

  • Banksy : qui se cache vraiment derrière cet énigmatique peudo ? Personne ne le sait vraiment ! Personnage mythique du street-art, cet artiste antimilitariste, anticapitalise et antisystème utilise son art pour faire entendre son mécontentement. A travers ses images, généralement humoristiques et parfois accompagnées de slogans, il dénonce certaines décisions des grands leaders mondiaux, certaines situations politiques et sociales. Il s’est distingué aussi par des actions militantes. Par exemple, en 2006, il a « piraté » la sortie du disque de Paris Hilton.  Après avoir acheté 500 de ses disques, il les fait remixer, modifie la pochette, les photos et remet les copies discrètement en rayon, avec code barres d'origine. Evidemment, les titres de chansons avaient été modifiées, par exemple, « Why am I famous ?» (« Pourquoi suis-je célèbre ? ») ou « What have I done ? » (« Qu'ai-je fait ? »).
    Site officiel de l’artiste
 
  • Blu : artiste italien originaire d’Argentine, il se caractérise par le gigantisme de ses œuvres. Il peint d’immenses personnages sur les murs, comme s’il s’agissait d’une feuille blanche. L’artiste s’approprie les murs d’une ville en s’inspirant du cadre social et historique des lieux pour mieux dénoncer, s’engager. Outre les fresques, Blu s’est aussi fait connaître par la diffusion de vidéos. Il est novateur dans le marché de l’art, car ses œuvres sont données gratuitement à l’espace public des villes et sur internet.
    Site officiel de l’artiste

Photographes

 
  • JR : artiste parisien né en 1982, il expose librement ses photos sur les murs du monde entier, grâce à la technique du collage photographique. Artiviste urbain, comme il aime à se définir, il colle ses clichés dans les favelas brésiliennes, sur des bâtiments voués à la destruction à Shangaï, à Bruxelles… Son art parle de liberté, de tolérance, d’identité et d’engagement. Une de ses campagnes les plus médiatisées est Face 2 Face, dans laquelle il affiche d’immenses portraits d’Israéliens et de Palestiniens, de part et d’autre du mur encerclant la bande de Gaza. Site officiel de l’artiste
 
  • Véronique Vercheval : photographe belge, Véronique Vercheval s'intéresse au monde du travail sous toute ses formes : ouvriers, employés, routiers, infirmères... Ainsi en 2009, elle s'engage aupès des travailleurs de l'usine Royal Bosh de La Louvière. Alors que l’usine est menacée de fermeture, 49 ouvriers décident de l’occuper pour sauver leur emploi. Véronique Vercheval va leur proposer son soutien. Partant du constat que ces travailleurs étaient déshumanisés par la presse qui ne les présentait qu’en les appelant les survivants, elle va donner des visages, des histoires au conflit. Elle photographie systématiquement chaque travailleur et leur demande de lui raconter leur première journée de travail. Elle donne une visibilité à leur lutte, la fait entrer dans l’espace public, en affichant les portraits de deux mètres de haut sur la palissade de l’usine située en plein centre-ville. Elle tisse ainsi un lien entre les ouvriers et les passants. Ceux-ci ne peuvent que s’identifier à ces travailleurs qui les regardent dans les yeux. Sur suggestion des ouvriers, ces photos ont été regroupées dans un livre, « Usine occupée », et accompagnées de textes signés par Daniel Adam. Site de l'artiste

 Auteur de bandes dessinées

 

  • Louis Thellier : le 31 janvier 2011, la société Johnson (leader mondial de la production de catalyseurs automobiles) annonce la fermeture de son site bruxellois. L’entreprise n'est pourtant pas en déficit, mais elle vient d’ouvrir une usine en Macédoine où le cout salarial est moindre. Au cœur du conflit social qui oppose les ouvriers aux patrons, Louis Thellier cherche à trouver un moyen original et positif pour rendre le conflit visible médiatiquement et faire pression sur les négociations du plan social. Il réalise un journal de bord graphique au sein de l’entreprise. Etant donné que toute entrée de matériel extérieur est interdite, il réalise ses croquis avec un simple bic, pendant que ses collègues le remplacent à son poste. Ces chroniques alimenteront un blog et une édition de plusieurs tomes sera distribuée aux travailleurs.
    Site officiel de l'artiste. La version définitive de cette expérience est disponible aux éditions Futuropolis.