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Jeux vidéos (et des bas)

Tu as sans doute déjà passé (si pas toi, des potes à toi) plus d’une nuit blanche sur une partie de Counterstrike effrénée ou sur les «deathmatch» sanglants d’Unreal Tournament, à essayer vainement de battre ton record personnel de «frags» par heure. "Vous avez dit accro?".

Quelle est la limite avant la dépendance ?

La richesse et la complexité de certains jeux vidéos et les possibilités graphiques et sonores actuelles rendent en effet possible une immersion de plus en plus profonde dans les univers fantastiques crées par des concepteurs déments. Les casques virtuels ne se feront plus attendre bien longtemps pour parachever cette plongée dans des mondes parallèles.

Le hic avec les jeux vidéos est justement qu’ils offrent la possibilité aux joueurs de s’intégrer soit dans une réalité déformée où tout est possible (enfin presque : je n’ai personnellement jamais eu d’orgasme durant une partie de Civilization), soit dans un univers somme toute plus palpitant que la vie réelle (je n’ai personnellement jamais eu le plaisir sadique de dégommer au canon plasma la moitié des habitants d’une ville).

Il peut donc arriver à tout un chacun de donner sa préférence à la conquête sauvage de la planète XBB12 au détriment de son cours de physique sur l’inertie, matière qui, il faut bien l’avouer, offre sensiblement moins de plaisirs immédiats. Mais bon, tu peux conquérir autant de planètes virtuelles que tes munitions te le permettent, je doute que ton moustachu de prof de physique se contente que tu lui racontes avec fierté la séquence finale de Baldur’s Gate II à ton examen.

Pour éviter certains effets néfastes, voir une possible dépendance, pense donc à enlever ton armure de paladin ou ta combinaison anti-radiations de temps en temps afin de te replonger avec délectation dans ta palpitante vie d’adolescent(e) boutonneux(se) (mais rassure-toi, t’es pas seul(e) et ça partira). Je suis sûr que si un simulateur d’étudiant sortait dans le commerce, tu serais le/la premier(ère) à aller chercher le highscore, pour peu que l’on puisse à l’occasion dégommer un prof de math au Desert Eagle ou que la prof de géo ait les mêmes mensurations que Lara Croft.

On ne peut évidemment pas comparer les jeux vidéos à une drogue comme la cocaïne ou même le cannabis. Pourtant, l’utilisation abusive de jeux vidéos peut réellement nuire à la santé et entraîner une certaine dépendance:

- D’abord, les fameuses «crises d’épilepsie » contre lesquelles te mettent en garde les notices des jeux vidéos. Libre à toi de croire que c’est le plus beau coup de bluff qu’on ait inventé depuis Saint-Nicolas, ce risque existe bel et bien, même si ces crises sont bien sûr exceptionnelles, ne survenant que chez des personnes prédisposées lors d’une utilisation prolongée. La victime et ses parents ont bien souvent le plus grand mal (!) à faire le lien entre une crise d’épilepsie et les jeux vidéos.

- Une chose qui est établie avec certitude, c’est que rester devant un écran d’ordinateur pendant de longues heures nuit à long terme à la vue. La révolution informatique enfantera-t-elle une génération d’aveugles et de mal-voyants ? Mieux vaut en tout cas prévenir que guérir.

Pour diminuer les effets négatifs des rayonnements de l’écran sur tes petits yeux fragiles, il existe deux ou trois petites combines :

  1. faire une pause d’une petite dizaine de minutes toutes les heures environ.
  2. se procurer un filtre à fixer devant l’écran pour en atténuer les effets néfastes.
  3. ne pas fourrer son nez à 10 cm de l’écran (un mètre de distance est un minimum)
  4. acheter un bon écran (C’est cher ? Les yeux aussi, c’est cher !)
  5. ne pas régler le contraste et la luminosité de l’écran au maximum.
  6. éteindre ton ordinateur et te coucher dans ton pieu, t’as vu l’heure qu’il est !!!

- Une autre chose qui est encore plus sûre : «le jeune belge » (toi ?) est loin d’être un grand sportif ! Et les jeux vidéos et autres écrans y sont sûrement pour quelque chose ! La révolution informatique enfantera-t-elle une génération de pantouflards gras et «démusclés » ? Ça, c’est déjà (presque) le cas ! Ce n’est pas (encore) ton cas ? Alors, ici aussi, mieux vaut prévenir que guérir : entre deux parties de jeux dans ton fauteuil, permets-toi un peu de sport «en live»… Allez : Une ! Deux ! Une ! Deux ! Une ! Deux !

Jeux vidéos et violence

La violence dans les jeux vidéos a-t-elle une répercussion sur le comportement des joueurs ? Les psychologues se disputent encore pour le savoir, à se taper dessus ! Certains spécialistes, de moins en moins nombreux, pensent que certains jeux vidéos canaliseraient la violence présente chez certains individus et auraient plutôt un effet bénéfique. En tous cas, jusqu’à présent, on n’a jamais vu de psy prescrire quatre heures d’Half-Life intensif par jour pour guérir un patient de son agressivité latente. Mais ça peut venir…

Par contre, plusieurs faits divers sordides amènent d’autres spécialistes à présenter les choses différemment et à expliquer que les jeux vidéos pourraient renforcer la violence chez certains jeunes. Et on trouve que ça vaut la peine de s’y arrêter…

Donc voilà, sans vouloir te faire paniquer quant à ton avenir ou ton équilibre mental, il nous semble important de raconter ce qui peut arriver quand on pousse certaines choses à l’extrême.

La «trench coat mafia», ça te dit quelque chose ? La mafia, tu en as déjà entendu parler. Un trench coat, c’est un long manteau. Le lien ? Hahahaahha. Il s’agit d’un groupe d’influence nazie qui exprime dans la violence sa haine des minorités ethniques et des races différentes de la leur. Les membres portent des longs manteaux noirs et sont souvent racistes. Ils disent avoir vécu de grandes frustrations par leurs camarades et rejettent la faute sur ceux qu’ils estiment responsables : les noirs, les jaunes, les sportifs, les binocleux, les nains de jardin… n’importe qui ne leur plaisant pas quoi !

Par leur apparence et leurs goûts musicaux (Marilyn Manson, Ramstein…) on les relie souvent aux gothiques (visage maquillé en noir et blanc, vêtements noirs, longs cheveux foncés, bijoux extravagants…) Mais il faut plutôt y voir une déviance de ce groupe (comme certains punks seraient des anciens hippies qui n’auraient pas trouvé «l’épanouissement dans l’amour cosmique de l’autre… »). Pas de conclusions trop rapides donc !

Quel lien avec internet ? Pour être francs, on cherchait un thème dans lequel introduire ce sujet auquel le tendre ado que tu es devrait être sensible, et on a trouvé que celui-là ! Blague à part, si le lien n’est pas direct, on a quand même remarqué que les jeunes de cette mafia avaient tendance à pratiquer assidûment les longues nuits sur internet (piratage et autres), sur les jeux vidéos sanglants (Blood II, Doom…) et se gavaient de littérature peu recommandable (Mein Kampf, Le petit livre de l’Anarchiste, «J’aime Satan et c’est mon choix»…).

C’est encore la faute aux médias, à internet, et blablabla ? Pas entièrement, mais ce qui est sûr c’est que la violence véhiculée par ces canaux, il faut savoir y réfléchir et ne pas bêtement enfiler son ciré et prendre sa faucille électrique pour arracher les têtes de tes compagnons de classe, même ceux que tu n’aimes pas (non, ça ne se fait pas, remets cette tête où tu l’as trouvée).

Même si ça fait du bien d’en rigoler, voici un fait divers qui, nous l’espérons, refroidira tes envies de commando suicide :

«20 avril 1999 à Littleton, Colorado : deux étudiants, Dylan Klebold (17 ans) et Eric Harris (18 ans), armés de fusils et de bombes ont ouvert le feu dans le lycée Columbine. Avant de se donner eux-mêmes la mort, ils ont tué 15 personnes et blessé 28 autres. Les deux gamins masqués ont choisi leurs victimes : d'abord les minorités ethniques, puis les athlètes. Puis ils ont tiré au hasard. Bref ... sordide. Les policiers ont dû désamorcer une trentaine de bombes…».

«La mafia en "trench coat", le groupe auquel appartenait les deux adolescents qui ont fait feu mardi (20 avril 1999, ndlr) dans un lycée de Littleton (Colorado), possédait ses rites propres. Ils étaient vêtus de noir de pied en cap par tous les temps, portant leur imperméable noir même en classe, fascinés par Hitler et les théories racistes et passionnés de jeux vidéos auxquels ils jouaient pendant des heures.»

Ce fait n’est pas unique. Il n’est plus si rare que, alors que tu es bien peinard en train de déguster un sandwich made in cantine, un de ceux que tu ne regardais même pas la veille débarque dans ta vie, tue tes amis, tes profs, ta petite amie…

Déséquilibré? Influence des médias ? Jeune en recherche de lui ? Jeune frustré par ses camarades ? Dans le cas de ce fait divers, ce sont ces jeunes eux-mêmes qui disent avoir trouvé leur inspiration dans les jeux vidéos et sur internet.


Quoi qu’il en soit, quand l’arme est pointée, il est trop tard… penses-y !

Dernière modification: 16/05/2007


 

 

 

 

 
 
 
 
 
 


 
 

 



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