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Les somnifères ou hypnotiques

Indication, utilisations :

Les somnifères ou hypnotiques sont utilisés pour provoquer ou maintenir le sommeil. Attention ici encore au «tout-à-la-pilule » : les difficultés à s’endormir et/ou à rester endormi sont très souvent liées à un mal-être et le médicament risque de n’être ici encore qu’un pis-aller, qui ne résoudra pas le problème et qui constitue un risque pour la personne «d’entrer en dépendance », parfois pour de longues années.

Approche médicamenteuse – pas «médicale menteuse » - à envisager donc quand «l’insomnie» pose réellement problème, quand tout autre moyen a échoué, et surtout pour une courte période...

Exemples de somnifères ou hypnotiques :

Ici encore, ce sont les benzodiazépines qui sont les plus représentées :
Dormonoct, Heuhypnos, Halcion, Lendormin, Loramet, Mogadon, Rohypnol,...

Effets secondaires et intoxication :

L’effet sédatif peut se prolonger au-delà de la période voulue, autrement dit pendant la journée ! Danger donc encore pour la conduite d’un véhicule. A ne pas associer non plus évidemment avec de l’alcool.

Comme les benzodiazépines «tranquillisants», il arrive que des benzodiazépines «somnifères» soient utilisées à des fins toxicomaniaques ou à doses toxiques, avec le même type de conséquences.

Attention : d’autres types de somnifères, en particulier ceux à base de méprobamate (ex : Pertranquil) sont nettement plus dangereux en termes de toxicité.

Tolérance et dépendance :

Lors d’un usage chronique apparaît de la tolérance aux benzodiazépines, tant aux effets recherchés qu’aux effets secondaires !
Après quelques semaines de traitement SE DÉVELOPPE UNE DÉPENDANCE PSYCHIQUE ET PHYSIQUE. L’arrêt du médicament peut provoquer des symptômes de SEVRAGE, tels qu’angoisse et insomnie, voire phobies et convulsions...

«PARLEZ-EN À VOTRE MÉDECIN !»

Répertoire commenté des médicaments 2000, centre Belge d’Information Pharmacothérapeutique, p 133 :

«En cas d’insomnie, il faut en premier lieu rechercher les facteurs qui en sont la cause. Une approche non médicamenteuse telle une modification du mode de vie ou une psychothérapie peut être indiquée. Si un hypnotique est malgré tout prescrit, une benzodiazépine est le premier choix mais son usage doit être limité à quelques jours » 
 
Répertoire commenté des médicaments2000, Centre Belge d’Information Pharmacothérapeutique, p.141 :


«Le méprobamate est à déconseiller. »

Dernière modification: 03/08/2007


 

 

 

 

 
 
 
 
 
 


 
 

 



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