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Accro aux médocs ?

Il est évident que Monsieur ou Madame Tout le Monde aura moins tendance à abuser d’un anti-hypertenseur ou d’un antibiotique que d’un anti-douleur, d’un tranquillisant ou d’un somnifère... Quoique…

«PARLEZ-EN A VOTRE MÉDECIN !»

A chaque «Parlez-en avec votre médecin», vous lirez des passages extraits du Répertoire commenté des médicaments 2000, Centre Belge d’Information Pharmaceutique. C’est donc un organe on ne peut plus officiel d’informations des professionnels de la santé sur le bon usage des médicaments. Vous constaterez que, souvent, il y a un fossé entre ce qui est recommandé et ce qui est pratiqué.

Alors n’hésitez pas... «Parlez-en à votre médecin...»

«PARLEZ-EN A VOTRE MÉDECIN !»

Une campagne d’information indiquée... et indicatrice d’un monde à l’envers…

Incroyable mais vrai !, la campagne télévisée et radio de la Communauté française pour un meilleur usage des antibiotiques, dans laquelle on suggère au patient «d’en parler à son médecin».
Cherchez l’erreur :
- à force de trop et de mal utiliser les antibiotiques, il y a de plus en plus de bactéries résistantes aux antibiotiques. En d’autres mots, de plus en plus d’infections difficiles à soigner et de malades difficiles à guérir.
- normalement, un antibiotique n’est jamais délivré par un pharmacien sans une ordonnance d’un médecin.
- la campagne d’information en question dit, d’un ton solennel : «Parlez-en à votre médecin» !

Mais lui parler de quoi, à mon médecin? Du bon usage des antibiotiques ? Ce serait plutôt à lui de m’en parler, c’est un peu son boulot, non ? C’est vrai que souvent, il n’hésite pas trop à me prescrire ce que je lui demande… Sinon, il sait – en tout cas il pense ! – que j’irai voir ailleurs, ce ne sont pas les médecins qui manquent. Et les temps sont durs pour tout le monde…
 

Parmi les médicaments pouvant donner lieu à un usage abusif, on pense évidemment tout de suite aux PSYCHOTROPES, ceux qui, étymologiquement, «s’intéressent au psy.»

Mais il y a de nombreux autres types de médicaments, considérés comme "anodins" et "sans danger", mais qui sont très souvent utilisés "machinalement", "par réflexe" dans une recherche de "confort", pilules-bonbons, gélules-caresses, médicaments-mamans...

Ce sont pourtant aussi des médicaments, avec effets positifs et négatifs et qui peuvent donner lieu à une sorte de dépendance, si pas physique, en tout cas psychologique.

Voici quelques médicaments qui donnent souvent lieu à des usages «de confort», sans indication réelle :

- Les analgésiques ou "anti-douleurs" non morphiniques (nous envisageons les analgésiques morphiniques avec les médicaments psychoactifs), pris au moindre mal de tête ou de dos, si souvent dans un contexte de stress ou de mal-être... (A base de paracétamol : Dafalgan, Efferalgan, Panadol, Perdolan, Tempra,... A base d’acide acétylsalicylique : Alka Seltzer, Aspirine, Aspro, Dispril, Sédergine,...)

- Très «bien classés» également, les anti-acide Gaviscon (toi-même !), Gastropulgite, Maalox, Rennie, ...) et les antiémétiques (Motilium, Primpéran, ...) utilisés pour des symptômes (respectivement "brûlures d’estomac" et "nausées et vomissements") souvent liés aussi de près ou de loin à une difficulté de la vie...

- Les vitamines et "toniques" pour "rendre des couleurs" à la fifille pâlotte – qui ne met jamais le nez dehors – ou pour «rendre du tonus» au fifi – qui n’en a rien à f.... - pendant ses examens...


«PARLEZ-EN À VOTRE MÉDECIN !» 2

A propos d’associations de vitamines...

"Dans nos régions, l’utilisation de telles préparations ne s’indique qu’exceptionnellement." Répertoire commenté des médicaments 2000, Centre Belge d’Information Pharmacothérapeutique p.288.

Hum, hum...

Et à propos de «Toniques»...

"Ce titre recouvre une série de préparations dont l’efficacité n’est pas prouvée. Il faut toujours se demander si l’effet psychologique attendu vaut la dépense engagée. Certaines de ces préparations contiennent des substances susceptibles de provoquer des effets indésirables, (...)".
Idem p.289.

Re-hum, hum...

Ces "toniques" ont souvent des noms aussi explicites que mensongers comme Dynamisan, Forticine (23 composants différents !), Polytonyl ou autres Revitalose C...
 

- Les antitussifs – contre la toux - contenant de la codéine (ou dérivés) ou de l’éthylmorphine (Bromophar, Bronchodine, Paracodine,...) ont un statut particulier : ce sont des narcotiques, mais ils ne sont pas classés dans les stupéfiants. " (...) ; lors d’un usage normal, le risque de toxicomanie (...) est faible" Répertoire commenté des médicaments 2000, Centre Belge d’Information

Dernière modification: 16/05/2007


 

 

 

 

 
 
 
 
 


 
 

 



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