Toutes les drogues influencent notre état de conscience et donc notre façon d’agir et de conduire. Les drogues illégales ne sont pas plus compatibles avec la conduite que la consommation d’alcool. Même le cannabis !
Sache qu’en plus de l’alcootest, les policiers ont le droit de contrôler les usagers de la route pour les drogues illégales. Ces contrôles se font en trois étapes :
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recherche de signes extérieurs d'usage de drogue : yeux rouges, équilibre, pupilles dilatées, etc. ;
- prélèvement d’urine si des signes sont effectivement reconnus ;
- prise de sang si le test d’urine est positif.
Les sanctions sont plutôt sévères : toute trace de cannabis, d’amphétamines, d’ecstasy, de morphine ou de cocaïne chez un conducteur entraîne le retrait immédiat du permis jusqu’à élimination de cette trace ainsi que des peines de prison variant de 1 mois à 2 ans (si récidive) des amendes allant de 1.100 à 10.000 €.
En cas de récidive dans les trois ans, les peines sont doublées avec, en bonus, un retrait pour une durée allant jusqu'à 5 ans!
Effets de différentes drogues sur la conduite automobile
Le cannabis : les conducteurs sous l’influence du cannabis éprouvent des difficultés de coordination, de perception, de vigilance et de trajectoire (difficulté de suivre une voie ou une bande). Comme avec l’alcool, le conducteur se croit plus fort qu’il ne l’est et n’a pas conscience de la diminution de ses capacités. Les effets du cannabis peuvent perdurer de 6 à 8h.
L’ecstasy (XTC) altère la vision et provoque un état euphorique qui entraîne une sous-estimation des risques ainsi que des troubles proches de l’hallucination (encore plus fréquents avec les nouvelles drogues synthétiques qui apparaissent régulièrement sur le marché). Dangers assurés sur la route ! Durée des effets de 6 à 12h.
L’héroïne et les hallucinogènes (LSD, champignons, etc.). Ces drogues sont connues pour être les plus dangereuses, mais elles concernent peu de conducteurs. Durée de ces effets : 6 à 24h.
La cocaïne entraîne pendant 2 à 4h une fausse impression de stimulation et développe l’agressivité au volant.
Cocktails… Il n’est pas rare que les consommateurs associent différentes drogues ou les mélangent avec de l’alcool. Les interactions qui en découlent sont multiples, complexes et imprévisibles. Elles augmentent en tout cas considérablement les effets indésirables et deviennent, au volant, des facteurs de risque très importants.