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Mon image est-elle moi ?

Etre ou paraître, telle est la question…

Qui ne s’est jamais regardé dans un miroir en se disant : « C’est quoi le/la plouc que j’ai en face de moi ? Quelle gueule j’ai ? Mais quel thon ! C’est pas un ravalement de façade qu’il me faudrait, mais une transmutation génétique totale… ».

À d’autres moments, l’opinion est plus complaisante : « Tiens, aujourd’hui c’est pas mal,

les cheveux sont moins filasses et j’ai les seins qui remontent » ou « attention les meufs, sapé et beau gosse comme je suis, ça va tomber grave; Léonardo, cette fois t’es out ! ».

Inutile de te faire un dessin; l’image de soi, celle qu’on voit dans le miroir, est intimement liée à ce que l’on ressent à l’intérieur de soi. Tu pètes la forme ? Sûr que ton image te plaira. Par contre, si t’as la gueule dans le seau, que t’es à ramasser à la petite cuillère, faudra pas se faire d’illusion.

L’image de soi est donc bien une représentation mentale, un pur produit de nos cogitations, de notre activité cérébrale. On y travaille d’ailleurs tout le temps, nuit et jour, consciemment et surtout inconsciemment. Elle porte sur le physique (les apparences, l’endurance, les habiletés), mais aussi sur le social (la capacité à se faire des amis, le charisme, le potentiel de sympathie…).

Il y a encore autre chose de capital. Dans la construction de sa propre image, chaque individu s’appuie sur des références: ses parents, ses amis, le groupe qu’il fréquente, ses idoles ou tout autre aspect de la société qui a de la valeur à ses yeux. Il s’appuie sur l’image qu’il perçoit de lui dans le regard des autres, mais aussi dans ce qu’il ressent au fond de lui-même. Le processus est donc éminemment social et… personnel.

Il est aussi continuel : ne va pas croire que, passé l’âge des bouleversements physiques et psychiques de l’adolescence, tu vas te trouver devant une image de toi parfaitement lisse et définie une fois pour toutes. Sensible aux modes, aux circonstances, aux relations familiales et sociales, aux jugements, aux réussites et aux échecs, cette image évoluera pour s’adapter sans cesse, tantôt positivement, tantôt en prenant un tournant nettement moins attirant.

Le hic, c’est quand cette image de soi se construit de manière factice, hors de soi, reproduisant les gestes que l’on faisait lorsqu’on était enfant, devenant la Barbie que patiemment on habillait de mille et une parures toutes plus scintillantes et tape à l’œil les unes que les autres. C’est pareil pour les garçons : qui n’a jamais porté le costume de Zorro en s’identifiant totalement au personnage. A la question, « mon image est-elle moi ? », on te suggère donc répondre : « essayons en tout cas qu’elle le soit ».

 

Dernière modification: 22/05/2007


 

 

 

 

 
 
 
 
 
 


 
 

 



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