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Tous égaux ?

Inégalité sur la balance
Tu connais probablement des gens qui s’empiffrent comme des cochons, des Daniel qui ne ratent pas une occasion de se re-re-servir quand on re-re-passe avec les plats, et qui ne prennent pas un micro-gramme. Et d’autres qui, à l’opposé, « ne mangent (presque) rien » et gonflent de jour en jour.

C’est vrai… et ce n’est pas vrai, comme dirait mon copain breton.. Vérité mathématique à laquelle même mon maître bouddhiste ne coupera pas : perdre ou gagner des kilos dépend du rapport entre « ce qui entre » et « ce qui sort », comme dans un budget.
           
Côté « entrées », c’est tout ce que l’on « mange », au sens large du terme. Attention aux grignotages, aux boissons sucrées et aux boissons alcoolisées que l’on oublie souvent (inconsciemment ?) de compter dans le bilan, dans le style « je grossis et pourtant j’ai un appétit de moineau ! Mais je m’enfile X cannettes de C… et Y verres de F… ».

Déjà ici, l’égalité des chances de prendre du bide n’est qu’une douce illusion : on ne digère pas tous tout de la même façon. Autrement dit, deux personnes qui ingurgiteraient sous contrôle d’huissier exactement les mêmes quantités des mêmes aliments liquides et solides ne retrouveraient pas nécessairement dans leur sang exactement le même nombre de calories.
           
Côté « sorties », c’est bien plus complexe et inégal encore. Les « sorties » les plus évidentes, ce sont les « exercices physiques » que l’on fait (ou pas). Il n’y a pas que le fitness, le step et le bodybuilding. Prendre son vélo ou ses gambettes pour aller acheter « J&J » ou « Sports Mag. », préférer les escaliers à l’ascenseur (si tu crèches au 18ème étage, tu peux couper la poire en deux !),…

Tout ce qui est lié au sexe et à l’âge, c’est déjà beaucoup moins clair. Pourquoi un bûcheron et une bûcheronne du même âge n’ont-ils pas les mêmes besoins en calories ? Encore un coup du Dieu Macho ? Pourquoi une tenniswoman a-t-elle des dépenses – et donc des besoins – d’énergie différentes à 22 ou à 42 ans ?(Oui, d’accord, l’exemple est mal choisi : à 42 ans, soit elle se la coule douce à Monaco, soit, accablée d’arthrose, elle est à la tête d’une multinationale de vêtements de sport, soit encore elle est caissière chez Disport).

Encore un coup des hormones ? Un peu, notamment les hormones de la thyroïde. Mais c’est aussi une question de proportion entre « la masse maigre » et « la masse grasse ». Dit comme cela, c’est un peu choquant, mais n’en déplaise aux féministes et aux 3X20, les personnes de sexe féminin et âgées ont à poids total égal, plus de « graisses » et moins de « muscles » que des personnes de sexe masculin et plus jeunes.

Et malheureusement pour les copines, la « masse maigre » (muscles) consomme moins de calories que la « masse grasse » (graisse). Donc, en gros, « plus on a de graisses, plus on a tendance à grossir ». Il n’y a vraiment pas de justice !

Ces différences interviennent dans ce que les scientifiques appellent « le métabolisme basal », autrement dit ce que le corps consomme comme énergie quand il est « au repos ». C’est sur ce « métabolisme basal » qu’agissent aussi les facteurs héréditaires. « C’est dans la famille… ». Chez les personnes qui sortent peu de chez elles et/ou restent beaucoup assises, ça représente jusqu’à 60% de leur consommation quotidienne d'énergie.

L’obésité n’est jamais due à une seule cause. Peuvent jouer : l’alimentation, l’hérédité, le métabolisme de base, des problèmes psychologiques, les modes de vie, la prise de certains médicaments, plus rarement certaines maladies.

Dernière modification: 16/05/2007


 

 

 

 

 
 
 
 
 
 


 
 

 



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