engueule,… Oh ! qu’ils sont mignons tout plein les petits chérubins ! Et le petit qui ne dit jamais rien, replié dans son coin, tu l’as repéré ? Dès qu’il prend un jouet, un autre le lui arrache.
Et il n’a jamais le biscuit qu’il voudrait… Sauf quand c’est la gardienne qui le lui donne en main propre, parfois même en cachette des autres… Ici, très peu de symbolique : quand il y a conflit, on discute peu, on cogne, et pas sur un coussin ou dans un ballon : on cogne directement sur «l’intéressé(e) ».
Ce n’est que petit à petit, d’apprentissages en apprentissages, de bagarres en jeux, de disputes en discussions, de combats en négociations, de punitions en explications,… que les choses évolueront : en société, en contact avec d’autres enfants et avec des adultes, on apprend à exprimer autrement son agressivité, en parlant et en «frappant symboliquement» (jeux de combat, ballon, …).
C’est un apprentissage capital, (au moins) aussi important que lire et calculer !
=> Apprendre à (s’)exprimer : ne pas taire les problèmes, oser les dire, chercher les solutions par la parole, la négociation, la communication.
=> Apprendre à gérer son agressivité : faire comprendre que l’on n’est pas d’accord non pas avec les poings mais avec les mots, dire les problèmes pour ne pas… frapper. Autre truc possible pour éliminer les tensions dans le corps et dans l’esprit : se faire un petit jogging, un tour à vélo ou toute autre activité physique appréciée.
Comme pour apprendre à lire et à compter, c’est plus facile d’apprendre à communiquer et à s’exprimer déjà quand on est enfant. Mais, comme dirait l’autre : «Mieux vaut tard que jamais !», et un autre : « Il n’est jamais trop tard pour bien faire !», ou encore un autre, plus alarmiste : «Il n’est pas tard, mais il est temps !»
Toujours comme pour la lecture et le calcul, apprendre tout seul, ce n’est pas évident ! Un «psy» peut parfois aider à «débloquer», à «déprogrammer » des réactions de violence non contrôlées, à en «programmer» de nouvelles et à « debugger ces nouveaux programmes».
Mais il n’y a pas que cette voie, disons thérapeutique : faire du sport, du théâtre, de la musique, de la peinture, du saut à l’élastique,… peut t’aider à «canaliser» une partie de ta violence et la transformer en quelque chose de positif. Il se peut même que ton éducateur, ton prof de batterie ou d’accordéon, ton entraîneur de football ou ton prof de théâtre aie lui-même une «bonne oreille» pour t’écouter et t’aider à gérer tes tensions…
Tu n’es pas d’accord avec ce qu’on raconte : ne tape pas sur ton petit frère, tape-le sur ton clavier pour nous le dire sur le forum!