La violence ? A quoi bon la condamner sans la saisir ? Elle ne m’inspire pas la haine : ce serait contradictoire. Et puis... La violence est bien l’une des facettes fondamentales de la vie, de toute vie. Chez les bébêtes, c’est du solide ! J’aimerais pas trop me retrouver réincarné en tortue déchiquetée à feu doux par le bec et les serres du gypaète. Ni en antilope cajolée par les crocs acérés du lion qui, dans la jungle, terrible jungle, est mort ce soir.
(…)
De tous temps, nous nous sommes battus. Qui a vu, dans les années ’80, «La guerre du Feu» ? De la préhistoire à demain, on s’entretue. Voyez «La guerre des Etoiles » : même les étoiles deviendront violentes. Pour les enfants, plus insidieux, y’a «La guerre des Boutons» ; pour les botanistes, plus fleuri, «La guerre des Roses» ; ou encore, pour les petits comptables, plus réac, «La guerre 40-45».
Historiquement, les scènes de violence sont accablantes et innombrables ; il n’y a pas eu une seconde sans que nous nous soyons tapés sur la gueule. Coutumiers de la casse, les «apôtres non violents » chrétiens s’en sont donné à cœur joie : lors des croisades, lors de l’inquisition, et même dès les origines lors de l’évangélisation. Du genre «Tu crois en mon Dieu, tu te soumets, ou je t’éclate la cervelle !». Un exemple parmi d’autres. En fait, pour se faire entendre, se faire respecter, l’homme s’impose par la force. Car quoiqu’on en dise, on est parfois souvent des animaux, non ?
T’es pas d’accord ? Grr... Grr... Grr... Wouaf... Wouaf... Wouaarrh !…»
NDLR pour une happy end à la Hollywood :
Si «l’homme-bête» s’imposait, s’impose et s’imposera encore souvent par la force, «l’homme-vraiment-homme » est capable de trouver sa place et son équilibre par d’autres moyens. Objectif passionnant et d’envergure, pour une vie d’homme, pour une société, pour un monde.