Sa décision de se suicider n’est donc pas réellement un choix, mais plutôt une absence de choix, de possibilités.
Il n’y a pas vraiment de suicidaires «types» : le phénomène touche tous les milieux sans préférence, les riches comme les pauvres, les gros comme les maigres, les beaux… comme les moins beaux.
Curieux, me direz-vous, de rencontrer autant de suicides dans les milieux aisés que chez les gens dans le besoin? «Il avait pourtant tout pour être heureux !», entend-on bien souvent dire après ce genre de drame.
Une chose capitale à savoir, outre que l’argent ne fait pas le bonheur, est que les motifs qui poussent quelqu’un au suicide semblent souvent dérisoires et disproportionnés à l’entourage de la personne concernée.
Il n’y a ni bonnes ni mauvaises raisons pour se donner la mort. Personne ne peut juger de ce genre de choses. La question n’est en effet pas dans la gravité des problèmes rencontrés, mais bien dans la manière dont ils sont gérés.
C’est bien souvent ce qui semble être une broutille aux yeux des autres, qui devient l’élément décisif du «passage à l’acte».