parler de ses idées noires, mais c’est le meilleur moyen pour tenter d’y voir plus clair ! Parler de tes problèmes avec quelqu’un, c’est déjà les voir sous un angle un peu différent.
Tu en as sûrement déjà marre des conseils, mais tu n’échapperas pas au conseil number one du chef : si tu croules sous des tas de problèmes et qu’ils te donnent le tournis, tâche de les résoudre un par un, petit à petit. En les affrontant tous de front, c’est normal que tu te décourages devant l’immensité de tes emmerdes. Par contre, en les isolant les uns des autres, en les envisageant un à un, ils risquent de te sembler plus modestes, ou en tout cas moins énormes. Un peu d’organisation que diable !
Le suicide «réussi» est, Monsieur de Lapalisse l’aurait dit, on ne peut plus définitif, absolument irrémédiable. Tes problèmes, eux, aussi énormes soient-ils, ne sont que temporaires.
En tout cas, leur gravité peut diminuer, et surtout ta façon de les considérer, ta façon d’en souffrir. Même si, au début, tu es sûr que tu vas en crever, que tu ne t’en sortiras pas vivant… Il y a souvent une solution aux problèmes. Même si une solution paraît souvent impossible, dans un premier temps. Même si elle est parfois bien cachée. Même si elle se fait attendre beaucoup trop longtemps. Un peu de patience que diable ! (Oui, c’est une expression que j’aime bien !)
Si, pour une raison ou une autre, parler à quelqu’un que tu connais te bloque complètement, il existe d’autres solutions. Parler de ses pensées les plus glauques peut faire naître la crainte d’être jugé ou d’être mal compris par son entourage, c’est pourquoi tu préfèreras peut-être parler anonymement à quelqu’un que tu ne connais pas.
D’où l’existence de numéros de téléphone d’écoute. A ces numéros (souvent gratuits), une personne t’écoutera et discutera avec toi des problèmes qui t’embrouillent l’esprit. Tu peux ainsi parler en toute franchise puisque tu n’es pas censé donner ton nom et que tu ne connais pas personnellement ton interlocuteur/trice.
Et même si tu es convaincu que ça ne fera pas avancer les choses, ça ne te coûte rien de tenter le coup (de fil), c’est gratuit, je te dis ! Et, please, que les «Pirettes» en herbe s’abstiennent quant à eux de monopoliser la ligne avec leurs gags douteux. Un peu de respect que diable ! ( Non, j’en ai pas vite marre !)