Qui n’a jamais eu d’idées noires des jours durant, persuadé qu’il ne sortirait jamais de cette spirale infernale et morbide, convaincu de sa stupidité et de l’hypocrisie des gens qui l’entourent, envisageant l’avenir sous son jour le plus sombre et le plus négatif ? Qui n’a jamais songé à mourir, un jour «un peu plus pire» que les autres ?
Puis un beau matin, pfuuiit ! Parti le vilain trip à se tirer une balle, y a du soleil, tout le monde est beau, tout le monde sourit, tu as enfin compris que tu peux prendre plaisir à la vie même si ton ex reste à jamais ton ex et si le président des USA a un cerveau gros comme un paquet de dollars ou une mine anti-personnelle. Et tu repars de plus belle jusqu’au prochain spleen, duquel tu ressortiras encore vainqueur, et ainsi de suite…
Car si ces périodes de déprime ne sont en rien une partie de plaisir et que la souffrance intérieure est bien réelle, elles ont le charme indéniable… de ne pas être de "vraies" dépressions et donc en principe d’être moins « profondes» et surtout de durer moins longtemps !