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"Ça se prend comment vot'truc, là?"

Ce n’est pas le scoop du siècle: la plupart du temps, le cannabis et le haschisch se fument !

Connaissez-vous le mythe des «balais de sorcières» ? Il paraît que les psychotropes qu’elles utilisaient pour «voyager» avaient un goût tellement insupportable que, selon certains auteurs, plutôt que de les ingérer par la bouche, elles s’en badigeonnaient les parties génitales à l’aide d’un pinceau.

Et du pinceau au balai, ce n’est plus qu’une question de dimension.

LE JOINT: de loin la méthode de consommation la plus courante, le joint (ou pétard, pets, stick, cône, straff, jocco, spliff,...) est composé de matières premières (herbe ou shit), de tabac, d'une, deux ou trois feuilles à rouler (ou plus pour les artistes) et d'un petit bout de carton qui sert d’embout.

LES PIPES ET AUTRES ENGINS: Les différents « ustensiles» prévus pour fumer du cannabis ont des formes et des appellations variées: chillums, pipes à eau, bhangs, sypsis et autres narghilés,…
Des magasins spécialisés existent d'ailleurs aux Pays-Bas, où l'on peut se rendre compte que l'imagination humaine n'a pas de limite quand il s'agit de s'exploser la tronche. Précisons que l'utilisation de ces "engins" amplifie parfois l'effet du cannabis de manière significative. Ils permettent également pour les "nicotinophobes" d'utiliser une quantité plus faible voire nulle de tabac, avec toujours le danger de se prendre une gifle au cerveau...

LES SPECIALITES CULINAIRES: le cannabis peut être aussi incorporé à la nourriture: salade népalaise aux herbes folles, foie de veau rôti au beurre de haschisch, potée de cannabis au lard constituent l'alimentation de base de tout "haschischophage" digne de ce nom!
Plus sérieusement, le cannabis peut en effet être ingéré, le plus souvent en infusion avec du thé, ou intégré dans un cake («space-cake»). Cette pratique n'est ni très courante, ni très conseillée: les effets sont nettement plus imprévisibles que quand le cannabis est fumé, car le consommateur ignore la quantité exacte ingérée. De plus, une fois avalé, il est trop tard pour revenir en arrière, il ne reste plus au vilain gourmand qu’à attendre la fin des effets parfois fort pénibles.
Si toutefois une envie irrépressible de cuisiner du cannabis te prenait, sache qu'il faut une heure en moyenne pour digérer ce que tu as mangé. Evite donc de reprendre cinq tranches de cake en un quart d'heure en beuglant "P'tain, ça m’fait rien ton cake de nase!". Premièrement, on ne parle pas la bouche pleine; deuxièmement, tu risques de le regretter amèrement une heure plus tard...
Une dernière chose à savoir: les effets du cannabis pris par voie orale durent plus longtemps que quand il est fumé. Si tu t'empiffres plus que de raison, attends-toi à un trip de quelques heures, jusqu'à une dizaine d'heures si tu as exagéré le dosage.

Le RITUEL: La plupart des fumeurs (de joints) suivent des règles, parfois très précises. Par exemple, le cannabis se fume de préférence en groupe. Chacun tire une ou deux bouffées ou taffs (souvent plus!!!) avant de passer le joint au suivant qui fera de même.
Il passe ainsi de main en main (et de bouche en bouche) entre les convives jusqu'à l'extinction du joint… ou des convives en question. N'est-ce pas mignon tout plein cette générosité à fleur de peau? Ce "rituel social" est d’ailleurs souvent autant recherché et apprécié que les effets du cannabis eux-mêmes.
Et malheur à celui qui faillit à cette règle immuable, car il serait aussitôt dévoré par ses pairs. Les fumeurs de cannabis ont effectivement le gros défaut de se muer en cannibale (de "cannibus": le cannabis et de "tribalum": la tribu) une fois contrariés. Mieux vaut le savoir avant.


 

Dernière modification: 16/05/2007


 

 

 

 

 
 
 
 
 
 


 
 

 



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