LE PRODUIT:
Sa nature: bien que l'herbe et le haschisch aient des effets excessivement proches, ils peuvent varier légèrement. Des différences entre les diverses variétés existent par contre bel et bien (plus relaxant, plus excitant, plus "scotchant"...).
Sa qualité: si certaines variétés sont plus chères que d'autres, c'est qu'effectivement il existe différentes qualités, et donc différents effets sur le consommateur (plus puissants, pas de maux de tête éventuels...). Généralement, "bonne qualité" de cannabis rime avec forte concentration de THC et prix élevé. Dans les cas des revendeurs à la petite semaine, l'arnaque est monnaie courante et la qualité très aléatoire…
La quantité absorbée: la dose de cannabis absorbée est bien sûr capitale dans les effets qu'il entraîne. Une quantité excessive entraîne le plus souvent des sensations désagréables (angoisses, nausées, sensations d'étouffement, vertiges). Qui va piano, va sano... Attention: il n'est pas facile d'estimer la quantité de cannabis quand il est intégré dans de la nourriture.
Le mode de consommation: la façon dont le cannabis est assimilé (joint, pipe à eau, space-cake) entraîne des effets différents en intensité et en durée. Le joint est sans nul doute la méthode la plus "recommandable" des trois, la nourriture étant la plus imprévisible.
L'INDIVIDU:
Son expérience: les effets ne seront pas les mêmes pour quelqu'un qui fume pour la première fois et pour un usager régulier. Si tu fumes pour la première fois, il vaut mieux ne pas jouer les frimeurs(euses) si tu ne tiens pas à finir la tête dans les chiottes.
Sa tolérance personnelle: certains individus sont plus "résistants" aux drogues que d'autres (comme avec l'alcool). C'est "génétique", on ne peut rien y faire. Après avoir fumé la même chose, dans les mêmes proportions, des personnes peuvent donc se trouver dans un état complètement différent: l'une se roulera par terre telle une bête en folie, une autre se contentera de sourire béatement en regardant le plafond, tandis qu'une troisième ne se sentira pas du tout affectée.
Son état de santé physique: l'état des poumons, des bronches et l’état de santé en général affectent également les répercussions que le cannabis peut avoir, essentiellement sur la santé: il n'est pas conseillé à une personne souffrant de bronchite chronique de fumer des joints du matin au soir; aux personnes en bonne santé non plus d’ailleurs...
Sa personnalité: la personnalité des gens influe énormément sur l'effet des drogues en général, et donc du cannabis: les personnes dépressives ou un peu parano sur les bords risquent plus d’avoir des effets négatifs que les autres. Cependant la complexité des structures de la pensée et le nombre important de paramètres en jeu font qu'une personne en pleine forme et de joyeuse humeur peut elle aussi se sentir mal après avoir fumé du cannabis, surtout en cas de consommation exagérée.
L'état d'esprit du moment: c'est sans doute un des facteurs jouant le plus sur les effets psychotropes du cannabis. On a coutume de dire qu'avec l'herbe et les drogues en général, on a le "trip" que l'on mérite. Si tu es dans un état de déprime sans nom ou dans une situation de stress ou de pression importante, il vaut mieux éviter de prendre du cannabis. Dans le meilleur des cas, ça ne résoudra pas tes problèmes, dans le pire des cas, ça rendra tes ennuis plus insurmontables encore.
LE CONTEXTE:
Le lieu: il est clair que l'environnement joue un rôle non négligeable dans les effets qu'entraîne la consommation de cannabis: seul dans ta chambre, au milieu d'une foule à un concert, dans un placard de 2 m3 ou en apesanteur autour de Saturne. L'espace conditionne évidemment la manière dont le cannabis agira sur ton esprit. Un pré verdoyant et fleuri est souvent plus "positivant" qu'une station de métro qui sent la pisse, question d’inspiration… et de goût.
L'entourage: les gens qui t’entourent lorsque tu fumes ont une incidence énorme sur les effets du cannabis. Il vaut mieux fumer en compagnie de personnes en qui tu as confiance et que de préférence tu connais bien. Fumer avec des inconnus constitue un petit risque: aucun problème s’ils sont sympas et que la discussion s’emballe, mauvais trip garanti si les inconnus en question sont des personnes avec qui tu n’as absolument rien en commun. Dans ce cas, au mieux tu t’emm… comme un rat mort, au pire tu vas commencer à stresser, à pâlir et à suer des grosses gouttes (et puis, qui sait s'ils ne vont pas t'égorger?).
Tous ces paramètres s’entremêlent les uns aux autres, il n’est donc pas possible de prévoir les effets exacts que le cannabis aura sur ton petit cerveau atrophié à un moment donné, dans un endroit donné. Mais si jamais il t’arrive un jour de fumer de l’herbe ou du haschisch ou si tu as déjà franchi le cap, tâche de réunir le maximum de facteurs favorables si tu veux profiter de l’expérience et ne pas te sentir vraiment mal.