Paradoxalement, le plus toxique dans l’héroïne, ... ce n’est pas l’héroïne elle-même ! On trouve rarement l’héroïne à l’état pur. Celle achetée au dealer ne contient qu’un faible pourcentage d’héroïne (de 5 à 20 %).
Le marché de l’héroïne étant illégal, il n’y a évidemment aucune possibilité de contrôle de la qualité des produits.
Pour augmenter leurs profits, les revendeurs «coupent» l’héroïne avec des substances diverses telles que le lactose, le talc, la caféine, la strychnine, les barbituriques… qui, elles, sont à l’origine du délabrement physique des héroïnomanes.
Quand l’héroïne est «trop» pure, il y danger d’overdoses car la quantité d’héroïne injectée est proportionnellement plus grande que quand elle est «mélangée».
L’utilisation par plusieurs personnes d’une même seringue non stérilisée augmente les risques de dissémination de maladies, le Sida bien sûr mais aussi les hépatites.
Fixé par les revendeurs, le prix de vente de l’héroïne est très élevé et les utilisateurs «accros » risquent d’en arriver à des actes de délinquance, de prostitution ou à devenir eux-mêmes dealers.
L’héroïne est extrêmement dangereuse car la tolérance est rapide et la dépendance physique très forte pour des consommateurs réguliers sur un long terme. Le consommateur ne pense réellement plus qu’à cela, continuellement occupé qu’il est, par le fait de se procurer la dose suivante.
En cas de manque, les douleurs sont intenses et difficilement supportables. Par ailleurs, la tolérance à l’héroïne oblige à en augmenter régulièrement les doses, d’où la difficulté supplémentaire de s’en procurer, d’où l'anxiété accrue… La dépendance psychologique est très forte également et s’installe plus ou moins rapidement selon les personnes.
L’héroïne est un produit interdit par la loi.