(Témoignage d’un psychanalyste de soixante-deux ans, cité dans «Du chocolat à la morphine»).
L’alcool est une substance psychotrope classée dans les DEPRESSEURS.
A faibles doses pourtant, c’est le contraire qui se passe : le buveur devient plus vif, de meilleur humeur et désinhibé... C’est une sensation appréciée par beaucoup de personnes et qui peut être classée parmi les effets «positifs » de l’alcool, aux côtés de l’aspect « convivialité».
Pourtant, cette augmentation de confiance en soi est non fondée ! Contrairement à ce qu’elle ressent, la personne sous l’emprise de l’alcool, même à faible dose, a déjà des performances diminuées, que ce soit en terme de réflexes, d’attention ou d’habileté. D’où la fréquence accrue d’accidents de la route... et de flops d’alcôve...
À noter encore qu’à «petites doses régulières», l’alcool semble assurer une certaine protection contre les maladies cardiovasculaires.
A de fortes concentrations, l’alcool provoque des symptômes typiques de la dépression du système nerveux central : difficulté de parler, de coordonner ses mouvements, insensibilité à la douleur, comportements inadaptés variables d’une personne à l’autre, mais aussi, chez une même personne, d’un jour à l’autre et d’une situation à l’autre.
Sous l’emprise de l’alcool, on verra untel, d’ordinaire doux comme un mouton, devenir extrêmement violent, un autre, plutôt d’un tempérament réservé, parler à la ronde de ses problèmes les plus intimes, ...
Et au réveil, c’est la «gueule de bois» : acidités gastriques, mal de tête («la barre»), faiblesse, tremblements, nausées, … Et c’est souvent les lendemains de la veille que maman vous a préparé son super rôti géant…
Associés à ceux d'autres drogues comme l' ecstasy (xtc) ou le cannabis, les effets de l'alcool se démultiplient...
Quand on dit «faibles» ou «fortes» doses, ne nous demandez pas de vous donner davantage de précisions, c’est une notion très floue ! La concentration d’alcool dans le sang dépend de très nombreux facteurs, plus ou moins compris et plus ou moins contrôlables dont voici les plus importants :
- taux d’alcool de la boisson absorbée
- quantité totale absorbée
- vitesse d’absorption
- estomac plein de nourriture ou vide
- capacité du buveur à transformer et à éliminer l’alcool, elle-même en relation avec des facteurs génétiques, l’«entraînement» (foie «plus actif » chez les personnes alcooliques), la corpulence, le sexe (facteur en partie lié au précédent).