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Abus de pouvoir

 

Dans un pays non-démocratique, les gouvernants ont un peu tous les pouvoirs. Les lois ne sont pas assez fortes pour les freiner.
En fait les POUVOIRS (législatif, exécutif et judiciaire) ne sont pas bien séparés. Forcément, pas de risque pour les dirigeants d’être jugés, vu qu’ils sont leurs propres juges.

En plus, les médias sont hyper contrôlés. L’opinion internationale n’est pas toujours au courant de tout ce qui se passe. Et la population n’a pas des tonnes de moyens d’appeler à l’aide.

Les deux principaux régimes non-démocratiques sont la dictature et l’ état totalitaire.

La dictature
Robert (le Petit) nous dit que la dictature c’est «un régime politique autoritaire établi par un individu, une assemblée, un parti, un groupe social»

Cela veut surtout dire qu’une dictature, c’est une seule personne ou un seul groupe qui a tous les pouvoirs. Ce qui est dangereux, c’est que ces personnes peuvent changer la loi comme elles veulent ou ne pas la respecter. Dans une dictature, le peuple ne peut pas voter librement et les 3 pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) sont mélangés. Les élections, c’est un peu un coup de bluff pour faire croire aux inspecteurs internationaux que tout va bien.

Exemples

Les Talibans, début des années 2000 : pour eux, ce qui compte c’est seulement la loi divine, peu importe la forme que prend l’Etat. Et bien sûr, seuls eux peuvent expliquer cette loi divine (pas con, hein !)
Par exemple, si tu avais vécu sous le régime des talibans :

- pas question d’aller au cinéma ou de regarder la télé : c’est interdit !
- tu peux revendre ton appareil photo, son usage est interdit aussi !
- si tu rates ta série préférée, tant pis, le magnéto est interdit (mais vu que la télé est interdite aussi, tu ne rates trop rien…).
- si tu avais eu l’idée folle d’avoir des relations sexuelles hors mariage (on est sûr que ça ne te concerne pas…hum…), c’est 100 coups de fouet (et vlan, ça calme les ardeurs, ça !)
- pas question de te ruer dans le H&M du coin pour te fournir en ballerines, sarouel, mini jupes en jeans ou t-shirt super mignons du dernier cri mesdemoiselles : pour vous, c’est la Bourqa (sans fleurs, ni papillons, ni têtes de mort… que dalle ! )
- pas question de sortir en boîte, de faire une farandole avec tes potes dans ton café préféré, de demander le dernier enregistrement de ton groupe préféré : c’est interdit !
- monter un groupe avec des copains/copines, n’y pense même pas : tu peux te faire frapper et finir en prison !

En Birmanie, un coup d’état en 1962 a amené les militaires au pouvoir. Depuis, ils y sont toujours et ils exercent un régime autoritaire. Des manifestations ont été violemment réprimées en 1988. Les élections ont quand même pu avoir lieu mais le parti élu à 80% (Ligue nationale pour la démocratie) a été éliminé et sa dirigeante Aung San Suu kyi emprisonnée.

Comme on te l’a dit plus haut, les élections c’était du bluff ! Et ne parlons pas des médias ! C’est l’état qui les dirige pour faire passer ses idées politiques ! Mais où est la liberté de la presse dans tout ça ?

Quelques exemples de la limitation des médias en Birmanie :
Aux derniers chiffres trouvés, Internet n’est autorisé que pour l’Etat et les entreprises, sur 42 millions d’habitants, 500 utilisent Internet, 320 000 ont la télé, 50 ont un GSM et 1 million ont une ligne téléphonique. Pas facile de se tenir au courant de ce qui se passe ailleurs ! Pas facile non plus de comprendre qu’on subit une dictature !

Dernière modification: 03/06/2009


 

 

 

 

 
 
 
 
 
 


 
 

 



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