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Aujourd’hui, ou plutôt maintenant, j’ai histoire et je déteste l’histoire, alors au lieu d’écouter le cours (à quoi bon puis ce que je sais que je vais redoubler mon année) et bien je pense à elle. Non pas que je l’aime vraiment, quoi que, mais disons que j’éprouve un sentiment bizzare à son égard, un peu comme si, si elle mourait, jamais je ne trouverais quelqu’un pour la remplacer! Chaque fois que je la vois, j’ai envie de l’embrasser, la caresser. Elle a de beaux yeux verts légèrement en amande, tellement beaux,et ses petites oreilles sont si douces... Enfin soit, assez parlé d’elle. Moi j’ai 15 ans, et vous l’auriez compris, je déteste l’histoire. Non pas que je n’aime pas le cours en soi, mais plutôt que le prof est un pauvre idiot qui ne connait rien de sa matière et avec qui on s’ennuie à mourir. Je m’appelle Anatole, j’ai 1 soeur et 2 frères. Il sonne, fin du cours, au revoir. Direction récréation, je file à la bibliothèque travailler un peu pour le cour d’après car, grâce à mon organisation du tonerre, je n’ai rien fait. En ouvrant mon journal de classe, sa photo glisse par terre. J’avais à peine réussi à ne plus penser à elle que je revoit ses petits yeux me sourire. Vivement ce soir après l’école, quand j’irai enfin la retrouver!. Envouté par son corps gracieux, je la contemple sans pouvoir détacher mon regard. Temps pis pour ma prépa de math, 1 zéro parmis temps d’autre; ça n’y changera pas grand chose après tout! Au cours de math, je n’ai pas assez dormi cette nuit, je me suis trop occupé d’elle, alors pour compenser mon manque de sommeil, je dors en classe. C’est tellement plus simple: la nuit je suis avec elle et ne dors pas, le jour je dors sans être avec elle mais j’en rêve! Elle marche d’un pas assuré et léger sur le pavé mouillé, je vois des gouttes perler sur son corps nu. Coups du profs sur la tête: je me réveille. Cours de géographie: travail de groupe, je laisse les autres faire et je la dessine au coin de ma feuille. Au dîner, je ne mange rien, l’odeur de mon paté étalé sur mes tartines me fait un peu penser à elle: c’est son repas préféré. Alors je le sens un peu, puis je le remets dans ma boîte à tartine (je suis un grand écolo alors je n’utilise jamais d’aluminium): je les lui donnerai après l’école, je suis sûr qu’elle sera contente, d’ailleurs elle a toujours faim à 4heures. Pendant le cours de francais, j’écris un poème sur elle que je lis à toute la classe. La plupart des élèves apprécient, d’autres se moquent un peu de moi car ils croient que jamais elle ne m’aimera parce que je suis bien trop laid. C’est justement ça que j’aime chez elle: elle se fiche de mon physique, elle m’aime tel que je suis et moi également. Mais bon, je n’ai rien à lui reprocher. En même temps, peut-être qu’elle non plus n’a rien à me reprocher mais je n’en sais rien, elle cache bien ses sentiments, je ne fais que deviner. Après les cours, je rentre chez moi, elle est là, derrière la porte, je l’entend, maman lui parle. Je pousse la porte, lui pose un bisou sur le front, lui caresse un peu le dos, je sens son corps chaud sous mes doigts et là, mon coeur se met à battre comme chaque jour quand je la revois, mon plaisir va en grandissant: elle se met à ronronner et je rayonne de joie, elle est si douce ma Pétrouchka! |
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Dernière modification: 22/05/2007
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