Elle s’appelle Agathe, elle a 40 ans. Née sous le signe du Verseau, un signe d’eau, elle est une véritable accro à la boisson gazeuse américaine de renom et présente sous un tas de formes : au citron, light, zero, blak, avec ou sans caféine … le Coca. Et pas n’importe quel coca, le coca cola !
Petite fille, ses parents lui donnèrent une éducation classique et une alimentation équilibrée, avec peu de boisson gazeuse. Au fil du temps, surtout quand elle devint adolescente, elle y prit goût, plutôt qu’à la bière ou à l’alcool, au point de ne plus pouvoir s’en passer. Devenir accro au coca, comme on devient accro à tout autre produit de consommation … Influence de la publicité ? Plutôt un phénomène psychologique ? Agathe voit cela autrement.
Etant spasmophile et ayant besoin d’une grande quantité de sucre dans son organisme, lorsqu’elle n’a pas sa dose de coca, elle a de légers tremblements, qui augmentent petit à petit. Mais cela n’est-il pas un prétexte ? N’est ce pas seulement devenu une dépendance à la caféine présente dans la boisson ? Elle ne croit pas. Le coca empêcherait de dormir, ou en tout cas de s’endormir … Sans coca, Agathe ne trouve pas le sommeil !
Elle a déjà essayé un tas d’autres boissons, moins sucrées notamment, mais cela l’assoiffait davantage. Parfois même elle essaye de boire un verre d’eau afin de s’hydrater quand il fait très chaud et cela lui donne des crampes, des coliques. Elle en a parlé à son médecin qui lui a répondu que son corps n’était pas habitué à l’eau et ne la supportait pas. Elle a tenté le coca light, mais son estomac ne le digère pas.
Comme elle voyage très régulièrement dans toutes les contrées du monde, il y a des pays, comme notamment Cuba, où le « vrai » coca-cola n’est pas présent suite à l’embargo américain. Là, elle essaya le Pepsi Cola et ne l’assimila que difficilement. Puis elle fit comme la population locale et but du « Tropicola », dont elle ne connaît d’ailleurs pas la composition et le supporta tant bien que mal et aussi par l’habitude de cette boisson après quelques jours.
Boit-elle un verre, deux verres, trois verres par jour ? Non, pas vraiment, environ 1 litre de cette boisson, de préférence non glacée et à température ambiante.
Dès le lever, elle se dessèche le gosier avec une grosse gorgée de coca, tout comme elle prend sa médication avec un verre de coca. Quel que soit le type de repas, fast-food, végétarien, carnivore ou même gastronomique, elle ne consomme que du coca ! parfois à l’étonnement des personnes qui la côtoient ou des restaurateurs … Mais Agathe est comme ça : anticonformiste.
Aussi, on a beau lui dire de réduire sa consommation, que c’est mauvais pour le diabète ou le cholestérol, que ses os risquent d’être plus fragiles en vieillissant, mais peu importe, rien ne l’influence, d’autant plus que la prise de sang qu’elle effectue annuellement est parfaite : aucun excès, aucune carence, pas de surcharge pondérale. Rien ne la motive donc à diminuer ou s’hydrater par une autre boisson.
A toute heure du jour ou de la nuit, quel que soit l’endroit, elle a besoin de boire du coca-cola et emporte toujours avec elle une petite bouteille dans son sac … au cas où … il n’y en aurait pas à proximité ! Et comme elle est célibataire, elle refuse les invitations des gentlemen car s’ils n’ont pas de coca chez eux : c’est foutu !!!