Des médicaments pour tout !

Nous sommes dans une société du «tout par le comprimé ». On nous vend du Viagra pour bander, des pilules pour digérer, des somnifères pour dormir, des vitamines pour étudier...  Or, un médicament n’est jamais inoffensif, il peut, à la fois, faire du bien et du tort. Pourquoi? Parce qu'un médicament est un produit actif, souvent dans l’ensemble du corps, il faut donc en éviter la consommation «réflexe» et banalisée.


Attention, les médicaments sont utiles et nécessaires ! Ce que nous remettons en cause, ce n’est pas leur utilisation, mais la façon dont on nous le vend, la manière dont nous le considérons.
  

Médicaments : Définitions

Un médicament, c’est un produit, naturel, synthétique ou semi-synthétique, utilisé pour soigner et guérir (comme un antibiotique), pour soulager (comme l’aspirine) ou encore pour prévenir (comme les vaccins).
Le recours à un médicament doit être limité à des INDICATIONS précises : une bronchite due à des bactéries est une bonne indication pour un antibiotique (prescrit par un médecin !) ; l’aspirine peut être indiquée pour un « simple » mal de tête.
 
Certains ne peuvent être obtenus qu’en pharmacie, avec une ordonnance : le  médecin après examen du malade décide de prescrire tel ou tel médicament. D’autres sont «en vente libre», en pharmacie voire dans un commerce général.

Si c’est le malade lui-même qui décide de prendre des médicaments, on parle d’AUTOMEDICATION. En soi, l’automédication n’est pas négative : devant un problème bénin (un simple mal de gorge, par exemple), il est important de pouvoir  tenter de se soigner soi-même, en respectant quelques règles de base (consulter un médecin si on ne se sent pas mieux au bout de quelques jours, ne pas dépasser les doses recommandées dans la notice sous pretexte de guérir plus vite...).

Que la prise de médicament se fasse sur prescription médicale ou par automédication, il est important que ce soit toujours pour une indication précise, pour soigner une maladie particulière, pour soulager un symptôme défini.

Ne jamais perdre de vue qu'un médicament n’est jamais banal ni sans danger !
 
On peut prendre un médicament : 
  • par la bouche (comprimé, gélule, potion,…)
  • par injection (intramusculaire, intradermique, intraveineuse, …)
  • à travers la peau (pommade, patch, …)
  • à travers une muqueuse, comme l’anus (suppositoire, purge, …), le vagin ou la bouche.
Quel que soit le «mode d’administration», le médicament se retrouve en général dans le sang puis, transporté par lui, partout dans le corps. Il peut donc agir, non seulement, sur l’organe qu’il est sensé soigner (=indication), mais aussi à d’autres endroits. Ce sont ces effets non recherchés, souvent négatifs, que l’on appelle les EFFETS SECONDAIRES.
 

Exemples : 

  • avec n’importe quel produit : allergie possible, plus ou moins grave
  • antibiotique => toxicité pour le foie et les reins, dérangement des bactéries «normales » de l’intestin («flore intestinale») avec diarrhée ou constipation
  • aspirine => acidité à l’estomac, gastrite, ulcère… 

Il y a également des CONTRE-INDICATIONS. Il ne faut, par exemple, pas donner un médicament si on sait que le patient y est allergique ; un antibiotique toxique pour les reins à un patient ayan une maladie des reins ; de l’aspirine à une personne qui souffre de douleurs à l’estomac…


Indications, contre-indications, effets secondaires, de même que POSOLOGIE (dosage du médicament à prendre en fonction de l’âge, du poids, des symptômes, …) sont indiqués sur la NOTICE qui accompagne le médicament. Il faut donc toujours conserver ce document !


ON PEUT «CLASSER» LES MÉDICAMENTS DE DIFFÉRENTES FAÇONS.
En fonction, par exemple :

  • de «la partie du corps» que l’on veut soigner (yeux, reins, poumons, muscles...) 
  • du type d’action du produit (antibiotiques contre les bactéries, antiallergiques contre les allergies, anti-inflammatoires, antidouleur, contraceptifs...), de leur coût ou encore de leur taux de remboursement par la sécurité sociale (A = remboursé à 100 %, B = remboursé à 75 %  et 80 % si médicaments génériques, C = remboursé à 50 %, CS à 40 % et CX à 20 % ; si le malade est «Veuf(ve), Invalide, Pensionné ou Orphelin», il bénéficie du remboursement dit «VIPO» : 85 % en catégorie B, 90 % si ce sont des génériques).