L'héroïne


L’héroïne est une substance obtenue par épuration de l’opium (pavot). C’est une poudre de couleur blanche, beige ou rose. Elle se consomme par voie orale, nasale, mais surtout par injection (seringue).
 

Quels sont les effets après la prise ?

Effets recherchés

Il existe 3 phases après l’injection : «le flash», un plaisir violent et bref, «la période de bien-être» où on plane, puis «la descente» plus ou moins désagréable.

Effets secondaires

Nausées, vomissements, ralentissement de la respiration, chute de tension et du rythme cardiaque : les usagers piquent du nez de façon caractéristique.

En cas de manque, les douleurs sont intenses et difficilement supportables. Par ailleurs, la tolérance à l’héroïne oblige à augmenter régulièrement les doses. Cette drogue étant très chère, les héroïnomanes peuvent tomber dans la délinquance,  la prostitution ou devenir eux-mêmes dealers pour se procurer leur produit. 

Ce qui crée le délabrement physique des héroïnomanes, ce n’est pas spécialement la substance elle-même (5 à 20 %), mais les produits utilisés pour la couper tels que le lactose, le talc, la caféine, la strychnine, les barbituriques…

L’utilisation par plusieurs personnes d’une même seringue non stérilisée augmente les risques de dissémination de maladies. Le Sida bien sûr, mais aussi les hépatites et toutes les maladies se transmettant par le sang. Le risque d’overdose est élevé, car il est difficile d’estimer la teneur en héroïne des doses et la tolérance s’installe rapidement.

Dépendance

L’héroïne est extrêmement dangereuse, car la tolérance est rapide et la dépendance physique très forte pour des consommateurs réguliers, sur un long terme. L'héroïnomane ne pense plus qu’à sa consommation, continuellement péoccupé par le besoin de se procurer la dose suivante. La dépendance psychologique est également très forte.

Loi 

La vente, la production, l’achat et la consommation d'héroïne est interdite par la loi belge.