Suis-je alcoolique ?



Comment savoir si on est alcoolique ?
Est-ce en fonction de la quantité d’alcool bue ? de la fréquence ? Pas vraiment. Certaines personnes boivent beaucoup et souvent, sans pour autant être dépendantes à l’alcool.  Et c’est justement ce lien de dépendance qui détermine l’alcoolisme. Souvent, la personne accro croit maîtriser sa consommation alors que ce n’est pas le cas.

Dépendant-e ?

Si tu te retrouves un peu dans 2 ou 3 de ces critères ou plus, il est possible que tu aies un problème de dépendance avec l’alcool :
 
  • Tu « tiens » de mieux en mieux l’alcool. Il te faut une dose plus forte pour ressentir les premiers effets.
  • Si tu ne bois pas, tu ressens des symptômes de manque (tremblements, anxiété, tu sues beaucoup).
  • Quand tu commences à boire, tu n’arrives plus à t’arrêter, tu bois tout seul, en cachette. Ou parfois même le matin pour te déstresser.
  • Tu y penses souvent, tu te demandes quand tu pourras acheter la prochaine bouteille et avec quel argent. Tu as tendance à faire une fixation.
  • Tu n’arrives pas à diminuer ta consommation d’alcool. Tu n’arrives pas à tenir une semaine sans boire un verre.
  • Tu constates que l’alcool crée des problèmes au niveau de tes loisirs et de ta vie sociale, mais ça ne t’empêche pas de continuer à consommer.
  • Tu continues à prendre de l’alcool même si tu as des problèmes de santé et que tu te sens mal dans ta peau.  

 Sortir de la dépendance

Tu n’es pas seul face à ce problème, il y a différentes solutions pour sortir de la dépendance : 
 
  • ​En parler avec un proche ou un adulte de confiance.
  • S’adresser à son médecin traitant. Tenu au secret professionnel, il pourra te conseiller un médecin spécialisé.
  • Suivre une cure de sevrage. Arrêter de boire grâce à une prise en charge dans un centre de désintoxication ou un service d’alcoologie à l’hôpital.
  • Aller voir un psychologue ou une personne spécialisée, pour comprendre le rôle de l’alcool et reconstruire une  bonne image de toi.
  • Suivre les réunions d’associations d’anciens buveurs comme les Alcooliques Anonymes (" AA "). Cela permet de partager des expériences avec des personnes qui connaissent la maladie.